Chère amie, cher ami,
L’édition 2026 du colloque annuel de l’Institut Pierre Mauroy se tiendra, cette année, le vendredi 6 novembre prochain dans les locaux du Sénat au 15, rue de Vaugirard 75006 Paris entre 14 h 30 et 17 h 30. Intitulé « Réseaux sociaux et politique », il évoquera tout d’abord le rôle souvent néfaste que jouent les réseaux sociaux dans la formation de l’opinion de nos concitoyens depuis une bonne vingtaine d’années maintenant ainsi que les risques qu’ils font désormais peser sur l’évolution de la vie démocratique dans notre pays et dans la plupart des pays occidentaux.
Mais surtout il s’efforcera ensuite de préciser les moyens légaux qui seraient susceptibles de concilier l’utilisation de ces nouveaux outils de communication avec la garantie du principe constitutionnel de libre expression des citoyens dans toutes les sociétés démocratiques.
Vous trouverez ci-dessous un texte introductif rédigé par Bernard Derosier, coprésident de l’Institut, présentant le programme prévisionnel de ce colloque. Nous espérons que vous serez nombreux à y assister et nous vous invitons à remplir le formulaire d’inscription ci-dessous.
Cordialement à vous.
Bernard Derosier et Michel Thauvin, coprésidents de l’Institut Pierre Mauroy.
* Insciption avant le 1er novembre 2026. Nombre de places limité.
Réseaux sociaux et Politique
Les réseaux sociaux, ces plateformes numériques qui permettent de communiquer entre utilisateurs, sont bien ancrés dans la société d’aujourd’hui. En vingt ans c’est devenu un phénomène mondial et massif. De plus en plus rares sont les personnes qui n’y ont pas accès. C’est dire combien ils influencent notre vie personnelle comme notre vie collective. Ils jouent un rôle important dans la vie politique et les responsables des partis, les élus, les adhérents sont des utilisateurs réguliers de ces outils de diffusion.
Mais qui dit diffusion d’informations, de commentaires, d’analyses, peut amener des praticiens de ces outils de communication à en faire un usage dévoyé. Certains n’hésitent pas à les utiliser pour nuire à une personne, à une organisation, à une communauté. La vie politique, ses acteurs, sont souvent la cible de certains utilisateurs. Ce qui est publié par ces canaux est porté à la connaissance de tous par les relais qui s’en chargent, tout cela de façon extrêmement rapide et sans qu’il soit possible de contredire le contenu. Des Etats les utilisent pour intervenir dans le fonctionnement démocratique d’un autre pays. une Cette situation risque de devenir dangereuse.
Après analyse approfondie du phénomène, il est indispensable d’imaginer des moyens qui garantiront le fonctionnement démocratique de nos institutions. La loi du 7 juillet 2023 vise à instaurer une « majorité numérique » et à lutter contre la haine en ligne. Est-ce suffisant ? Faut-il légiférer pour mieux contrôler l’usage de ces réseaux sociaux sans contrarier le principe fondamental de la liberté d’expression ?
C’est ce principe auquel s’est référé le Conseil Constitutionnel pour déclarer non conforme à la Constitution, le 14 août dernier, certaines dispositions d’une loi dont l’objectif était de protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux. Des médecins, psychiatres notamment, des psychologues constatent les conséquences néfastes sur la santé des utilisateurs passionnés et dépendants.
C’est parce qu’il entend apporter sa contribution à la réflexion politique que l’Institut Pierre MAUROY consacrera son colloque annuel à ce sujet, les réseaux sociaux et la politique.
Programme prévisionnel
- Accueil et modérateur : Bernard Derosier, co-président de l’Institut Pierre Mauroy
- Ouverture par Pierre-Emmanuel Guigo, professeur : l’historique des réseaux sociaux
- Arthur Delaporte, député du Calvados : les réseaux sociaux : l’évolution du droit
- Jean-Philippe Derosier, professeur : réseaux sociaux et démocratie
- Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Education
- Thomas Legrand, journaliste : réseaux sociaux et journalisme
- Conclusion : Bernard Derosier

